Flash Solutions Quartiers d'été
Numéro final
 
Propos introductif
 
Au cœur de la mobilisation pour les quartiers de la politique de la ville, l’Etat, les collectivités territoriales et les associations ont œuvré plus que jamais en faveur des habitants pendant la période estivale.

Le plan « Quartiers d’été » a soutenu de nouvelles initiatives et a fait naître de nouvelles coopérations afin de proposer un programme d’actions riche, répondant aux attentes et besoins des habitants des quartiers et préparer au mieux la rentrée.

A l’heure du bilan et des nouveaux défis de la rentrée à relever, nous tenons à remercier chaleureusement l’ensemble des acteurs associatifs ainsi que les services de l’Etat et des collectivités territoriales qui se sont mobilisés durant les dernières semaines.

Les initiatives mises en lumière, mais également toutes celles qui nous ont été communiquées sans pouvoir être publiées, témoignent d’un investissement remarquable au plus près des habitants. Les actions diverses et variées mises en œuvre dans le cadre de « Quartiers d’été » ont été déterminantes pour la réussite de cette mobilisation. Cet engagement est continu et nous aurons à cœur de garder contact.
 
Services itinérants PIMMS Mobile France Services
 
Qui êtes-vous ?
Depuis 2009, dans le quartier du Blosne mais aussi plus largement sur Rennes métropole et au sein de la communauté de communes de la Roche aux fées, les objectifs de Médiation Métropole PIMMS Rennes sont de faciliter l’accès des habitants aux services nécessaires à la vie courante en favorisant la compréhension, en relayant et en complétant l’offre de services de France Services et ses partenaires et en proposant des services de type généraliste.

Par exemple, cette structure offre :
  • un accompagnement de toutes les démarches de la vie quotidienne ;
  • une information sur le fonctionnement et l’offre des services des opérateurs de services publics (horaires bus, qualité eau, horaires ouverture agence) ;
  • des explications sur les modalités de facturation, comment utiliser un mandat postal ;
  • un conseil sur la gestion du budget familial, pour maitriser sa consommation d’énergie ;
  • une orientation vers le bon interlocuteur (travailleurs sociaux…) ;
  • une prévention et une aide à la résolution des conflits liés à la vie quotidienne ;
  • un accès Internet et accompagner dans l’utilisation des services publics distants via les portails numériques des opérateurs de services.

Médiation Métropole PIMMS Rennes travaille en lien et en cohérence avec les acteurs du territoire pour adapter nos actions au plus près des besoins du public et a aussi pour but d’aller vers les habitants lors d’évènements de quartier (manifestations sportives ou culturelles…) pour les informer. Enfin, cette structure participe aussi aux microfolies « mobiles ».
 
 
 
Médiateur accompagnant une habitante sur l’espace numérique
 
Médiatrice accompagnant une habitante sur ses démarches administratives en lien avec l’application de son smartphone pour la CARSAT
 
 
Pouvez-vous nous détailler votre action : « Services itinérants PIMMS Mobile France Services » ?
L’action « Services itinérants PIMMS Mobile France Services » répond aux difficultés sociales (santé, emploi…), administratives, énergétiques, budgétaires ou de logement que peuvent rencontrer les habitants, et à leurs sentiments d’isolement et de défiance des institutions « au sens large ».

Par le biais de permanences au sein des structures existantes dans les cinq quartiers prioritaires rennais (Rennes Maurepas, Villejean, Cleunay, Le Blosne et Cloteaux-Champs Manceaux), deux médiateurs sociaux seront recrutés grâce aux financements du plan « Quartiers d’été ». Ils recevront les habitants pour faciliter leur accès aux services publics et à leurs droits sociaux, et les accompagner dans les démarches administratives de leur vie quotidienne.

Pour ce faire, des conventions sont en cours de mise en place avec les cinq Espaces Sociaux Communs (ESC) rennais dans lesquels nous souhaitons réaliser des permanences et des actions collectives dans leur espace numérique et à terme, l’achat d’un véhicule hybride type est envisagé afin de se déplacer rapidement d’un lieu à un autre et aller sur les évènements du quartier.

Ce projet a suscité un fort appui à l’ingénierie de la part de l’Etat pour le montage du projet et l’adhésion des acteurs de la politique de la Ville. Enfin, il bénéficie aussi d’un soutien financier dans le cadre du dispositif « France Services ».

Par ailleurs, un PIMMS Mobile Bus France Services roule déjà dans les 13 plus petites communes de la Roche aux Fées avec pour objectif de faire bénéficier des actions de la structure en direction des territoires ruraux.

Pour aller plus loin : https://www.pimms-rennes.org/
 
 
Le PIMMS Mobile Bus France Services
 
Médiateur accompagnant une habitante, Explications de documents administratifs : facture EDF et déclaration d’impôts
 
 
Le programme d'activités estivales d'ECO MOBIL à la Martinique
 
Qui êtes-vous ?
L’association intervient au travers d’activités centrées sur l’économie circulaire au sein du QPV du Lamentin depuis 2014. Un dispositif mobile permet d’apporter aux populations des autres QPV des services à tarifs réduits comme des ateliers de réparation. De même, des ateliers d’initiation et de reconditionnement des équipements informatiques redistribués aux familles favorisent l’inclusion numérique. Enfin, un Tiers-lieu accueille les jeunes en tant que volontaires du service civique, mais également pour les accompagner vers une insertion sociale et professionnelle. Ce lieu participe activement à la vie quotidienne des habitants.
 
 
 
 
 
 
Pourquoi intervenir dans le cadre de Quartiers d’été ?
La réouverture du Tiers-lieu de l’association suite au confinement a permis de cerner le mal-être des habitants, et notamment des plus fragiles, très atteints par la solitude et le sentiment d’enfermement. Pour apporter une réponse, l’association Eco mobil a développé un programme pour tous « Vacances O PEYI 2020 » rythmé par des ateliers, des sorties culturelles et pédagogiques, des activités ludiques et sportives, notamment autour de l’inclusion numérique et la citoyenneté. La possibilité de bénéficier d’un transport gratuit pour participer participe à la réussite de ce programme. L’action rayonne ainsi sur le territoire de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique avec une attention particulière apportée aux QPV du Lamentin et Fort-de-France entre le 13 juillet et le 21 août.
 
Une WebTV est également portée par les jeunes pour illustrer les actions mises en œuvre :
 
 
Quels sont les premiers résultats constatés ?
L’action Vacances d’Eco mobil est une première pour l’association et a permis la création de deux postes d’animatrice. En deux semaines d’activités, plus de 20 personnes jeunes, seniors ou encore familles monoparentales ont été accueillies. C’est également un moyen pour la population locale de découvrir des sites et des activités touristiques jusqu’à lors inconnus.

Quelle est la plus-value de Quartiers d’été pour l’association ?
Eco mobil, lauréat TremplinAsso a pu se mobiliser rapidement dans le cadre de Quartiers d’été pour offrir pratiquement gratuitement des activités aux habitants des QPV. Afin d’offrir un programme varié aux participants, l’association a impliqué différents acteurs institutionnels (mairies, référents des QPV, délégués du préfet et Police nationale), mais aussi associatifs et privés.

Pour aller plus loin : https://www.ecomobil972.fr/
 
FOCUS SUR LES HAUTES PYRENEES
 
Interview de Mme Armelle Arné-Gabas déléguée du préfet des Hautes Pyrénées et de Mme Marlène Margui, directrice du groupement d’intérêt public Politique de la ville Tarbes-Lourdes, Pyrénées.

Qui êtes-vous ?
Armelle Arné-Gabas (AAG) : Je suis déléguée du préfet depuis 5 ans et issue du ministère de la transition écologique et solidaire
Marlène Margui (MM) : Je suis la directrice du groupement d’intérêt public (GIP) Politique de la ville Tarbes-Lourdes, Pyrénées qui réunit l’Etat, le conseil départemental, la communauté d’agglomération et la Caisse d’Allocation Familiales et les trois communes - Tarbes, chef de lieu du département, Lourdes et Aureilhan - créé en 2000 par une volonté commune des partenaires de se doter d’un outil dans un département à majorité rurale pour intervenir sur les quartiers urbains et d’habitat social.
Il a été conforté en 2014 au moment de la rénovation de la politique de la ville par l’entrée de la CAF, qui a permis au GIP d’avoir l’ensemble des leviers et l’analyse que peut porter cet acteur sur les politiques d’intervention sociales et familiales. La politique de la ville relève de la compétence de la communauté d’agglomération, qui en délègue la mise en œuvre au GIP. Sa singularité s’exprime aussi par l’intervention volontariste du Conseil Départemental, notamment par son intérêt pour les politiques de l’emploi et les bénéficiaires du RSA. Les habitants des QPV représentent en effet 5 % des habitants du département, mais 25 % des bénéficiaires du RSA.
De l’avis de tous, cela permet d’avoir une même instance pour discuter de la stratégie, des moyens, des priorités, et le confinement l’a confirmé, de manière souple et réactive. Par exemple, le GIP a fortement été sollicité par Quartiers d’été.
AAG : Il permet aux différents partenaires de mutualiser leur stratégie et de s’appuyer sur des financements également mutualisés, dans une vraie écoute partenariale et dans le respect de chacune des institutions partenaires.

Pourriez-vous nous décrire l’action de l’Etat pendant le confinement ?
AAG : Passé les quelques jours d’état de choc, il a fallu très rapidement se remettre en mouvement pour répondre à l’attente de nos concitoyens, et notamment pour les habitants des quartiers de la politique de la ville. Ainsi, il a fallu gérer l’incompréhension, voire le déni de certains habitants par rapport au confinement. Puis, très rapidement, il a fallu s’occuper de la gestion des encombrants, des déchets, des incivilités et des nuisances amplifiées en l’absence des acteurs habituellement présents. Le préfet de département a rapidement souhaité coordonner l’action des acteurs susceptibles d’intervenir dans cette période particulière, que ce soit des acteurs politiques, mais aussi des acteurs de terrain associatifs qui étaient encore présents dans les quartiers. Ainsi, toutes les semaines, le préfet coordonnait les acteurs par audioconférence, et c’est ce qui a permis de répondre aux urgences, en mode gestion de la crise, et à toutes les difficultés que pouvaient rencontrer les acteurs de proximité.
Une des actions phares a visé à assurer la continuité éducative. Dès la troisième semaine de confinement, les services de l’Education nationale ont fait remonter la perte de lien avec certaines familles des quartiers, avec pour risque le décrochage scolaire. Les acteurs de terrains ont donc été mobilisés afin de garder le lien avec ces familles grâce aux dispositifs de réussite éducative et les médiateurs, adultes- relais ou autres. Grâce à cette action, environ 150 jeunes, qui étaient en train de décrocher ont pu maintenir le lien avec l’institution scolaire pendant la période, ce qui n’est pas neutre à l’échelle de notre territoire. Ce décrochage scolaire avait aussi pour cause l’absence de matériel informatique et ou de connexion internet. Deux associations ont répondu présentes, « Dans6té » et « Les petits débrouillards », ont pu distribuer des ordinateurs aux familles qui en étaient dépourvues.

Comment les actions proposées par les partenaires du GIP pour l'été ont-elles trouvé leur place dans le plan "Quartiers d'été ?
MM : Pour l’été, nous avions déjà anticipé les conséquences du confinement et malgré les incertitudes subsistant sur les mesures sanitaires, nous avons essayé de proposer des vacances avec des contenus éducatifs et ludiques. « Quartiers d’été » s’inscrit naturellement dans notre programme d’animation estivale qui existe déjà depuis une dizaine d’années. Celui-ci est le fruit d’un travail avec les services jeunesse des villes, et avec l’ensemble du tissu associatif et des conseils citoyens.
« Quartiers d’été » nous a donné des leviers permettant de davantage soutenir les territoires les moins dotés, et de renforcer les actions proposées lors du mois d’août, car traditionnellement le public est moins présent et les structures sont fermées. Il a également permis de toucher des publics de la tranche d’âge 15-18 ans, qui sont moins concernés habituellement. Ce programme implique l’ensemble des communes, 30 associations différentes (sportives, culturelles, scientifique, de prévention et de sécurité routière). Au total ce sont 80 demi-journées d’interventions sur l’été.
Nous nous sommes fortement appuyés sur les colos apprenantes, ce qui nous a permis de renforcer ce type d’activités et de diversifier les porteurs. Sur le territoire, 11 colos apprenantes se sont mises en place, 9 par la ville et les 2 restants par des acteurs associatifs. L’idée était de toucher toutes les tranches d’âges avec des contenus éducatifs et d’essayer de ne pas faire des colos uniquement pour les QPV, mais de mélanger les enfants entre eux, notamment avec ceux qui viennent de milieux plutôt ruraux. Ce travail a été piloté par la DDCSPP en lien avec la déléguée du préfet, les communes et le GIP. Par exemple, l’association « Poing d’1 Pacte » a permis à quelques jeunes de découvrir la randonnée et d’être co-encadrés par un éducateur du GIP.
Il y a eu aussi un travail important sur le passage du permis, au regard de son importance pour l’insertion dans l’emploi. Quartiers d’Eté nous permet de financer 10 permis supplémentaires par rapport à ceux déjà financés déjà par le GIP et cofinancés par la Région. De plus, il y a eu un travail pour la première fois sur l’éducation à la prévention routière, et notamment pendant les « colos apprenantes » et des interventions dans l’espace public.
Il existe aussi un très fort partenariat avec la DRAC dans les territoires, par exemple, une artiste vient travailler dans le territoire en lien avec des habitants de deux quartiers autour de la découverte de la nature et du land art.
AAG : Pour compléter ces exemples d’actions, je souhaite citer l’intervention de l’association ATD Quart Monde, qui permet de rapprocher les plus jeunes enfants du monde de la lecture, renforcée cet été avec des lectures communes et individuelles, ainsi que l’action d’une association qui a permis à des jeunes de sortir du quartier pour apprendre le canoë.
Pour finir, c’est ce fort partenariat qui existe dans ce département, et la coordination des acteurs qui permet de travailler au vue des besoins et des remontées des habitants, et des propositions des structures associatives et, in fine, que cela produise des résultats. Le but n’étant pas de réaliser une politique du coup par coup ou à visée consumériste.

Quelles seraient les actions à pérenniser au-delà de cette période ?
MM : Ce que nous allons poursuivre en lien avec les services de l’Education nationale, c’est la réduction de la fracture numérique. Il ne faudra pas forcément se contenter de la distribution de matériels, mais construire des projets avec les familles, les enseignants toujours, en s’appuyant sur les acteurs locaux. Des projets dans ce sens sont aussi à monter dans le domaine de la formation professionnelle des travailleurs sociaux, des médiateurs adultes-relais, des éducateurs, etc., parce que les professionnels ont pu être aussi parfois « dépassés » par le numérique. L’idée c’est que demain, si une situation analogue se reproduit ou bien que les difficultés demeurent, les professionnels soient mieux outillés sur le sujet.
AAG : En effet, la médiation numérique ne s’improvise pas, cela requiert du professionnalisme.
Nous souhaiterions que les colos apprenantes deviennent un outil d’apprentissage collectif dans un autre environnement que le quartier pour de jeunes adultes. En s’appuyant sur un autre quotidien, comme par exemple la colo portée par « Point d’impact », nous souhaitons poursuivre en faire des leviers pour la continuité de l’insertion sociale et pourquoi pas professionnelle, pour leur redonner de la confiance. Nous espérons que cet axe soit poursuivi l’année prochaine !
MM : Je rejoins ce que vient de dire AAG, si nous disposons de plus de temps pour construire les choses avec nos partenaires, nous arriverons à davantage impliquer les familles et réaliser les projets avec plus de sérénité. Si on pouvait faire fructifier l’année prochaine ce que l’on a commencé à travailler cette année, ce serait bien. Nous pourrions aussi arriver à toucher d’autres publics. Au-delà de la politique de la ville, le sujet de l’aide alimentaire a émergé avec le confinement, car de nouvelles familles sont apparues comme de potentielles bénéficiaires. Pour certaines il était difficile d’aller vers les associations caritatives qui ont pleinement joué leur rôle. Aussi, dans le cadre de la stratégie pauvreté, nous travaillons aussi à la mise en place de paniers solidaires. Il faudra continuer à travailler sur les initiatives locales, modestes mais utiles.
 
Retrouvez l’entretien complet et une vidéo des différentes actions présentées ci-dessous :
 
 
L'entretien
 
Les actions
 
 
Eh t’es foot !
Ces actions concernent les quartiers politiques de la ville de Clermont-Ferrand Nord (La Gauthière, Champratel, Les Vergnes et Croix Neyrat).
 
Qui êtes-vous ?
Je suis professeur de sport au sein de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Puy-de-Dôme, avec comme mission prioritaire, le soutien aux associations sportives en territoires carencés, notamment dans les quartiers. Mon travail consiste à accompagner les associations sportives et leurs dirigeants afin de développer la pratique sportive pour le plus grand nombre et de se servir du sport comme outil d’éducation et d’insertion. Ensuite, je travaille avec ces associations pour professionnaliser l’encadrement sportif et financer de nombreux projets de développement, de structuration et de mise en réseau (associations, communes, institutions, Education nationale…). J’accompagne aussi ces clubs dans l’écriture et la mise en place de leurs projets pédagogiques et éducatifs.

J’ai un rôle de référent depuis plus de 10 ans pour toutes les associations sportives qui œuvrent dans le développement du sport à but éducatif.
 
 
 
 
 
 
Pourriez-vous nous décrire votre action notamment en cette période estivale avec le plan Quartiers d’été ?
Face à la nécessité d’occuper les enfants des QPV de Clermont-Nord pendant cette période estivale, et surtout pour la remise à niveau scolaire de ces jeunes de 6 à 14 ans, l’action « Eh t’es foot » a été proposée tous les jours du 15 juillet au 14 août.

Les activités se décomposent comme suit durant la journée : le matin, des activités pédagogiques apprenantes entre 10h et 12h et l’après-midi, du football (apprentissage et /ou découverte) avec en fil rouge le Programme Educatif Fédéral de la Fédération Française de Football.
Un tournoi final s’est déroulé le 17 août, dans la continuité des valeurs promues lors de cette action estivale, à savoir la sensibilisation aux bons comportements sportifs et le développement, ainsi que la préservation du capital santé. Il comportait aussi un challenge éducatif, les trois groupes devant proposer un ou deux mots symbolisant « COVID-19 ».

Et pour conclure l’été en beauté, l’ensemble des participants seront invités à la rencontre de Ligue 2 prévue le 22 août entre Clermont-Foot et Caen. Lors de ce match, les enfants occuperont les fonctions d’escort-players et de ramasseurs de balles si les conditions sanitaires le permettent.
On a pu constater une participation et une implication importantes des enfants, notamment les matins. Il y a aussi de bons retours des animateurs et des éducateurs sur l’évolution des enfants dans les différentes activités.
 
 
 
 
 
 
Dans quelle manière les mesures de l’Etat ont-elles permis la réalisation de cette action (aide à l’ingénierie, soutien financier…) ? Quartiers d’été vous a-t-il permis de nouer de nouveaux partenariats ?
La Préfecture et la DDCS sont à l’origine et à la réalisation de cette action. En effet, nous avons réussi à fédérer autour de ce projet différents partenaires comme la mairie de Clermont et la Métropole, mais surtout les différentes associations sportives et d’aide aux devoirs des QPV. Une équipe projet s’est rapidement mise en place pour réaliser cette action dans un temps record.

Les financements proviennent de différentes enveloppes ministérielles et de l’Agence Nationale du Sport.

La force de cette action a été la capacité de la DDCS à mobiliser et à fédérer rapidement les différentes associations de divers milieux, et de les faire travailler ensemble sur ce projet qui partait d’une feuille blanche. Une des réussites de cette opération a été de réunir autour d’une idée de l’Etat toutes ces associations des quartiers et d’autres provenant de l’extérieur (CDOS, District de football), ce qui permet d’envisager de nouveaux projets à l’avenir pour le bien de ces territoires.

Le succès de cette opération repose essentiellement sur l’implication de tous les acteurs de terrain (clubs sportifs, associations d’aide aux devoirs, adultes relais…) pour faire la promotion de cette action au plus près des habitants des QPV et assurer l’encadrement des activités (20 animateurs pour l’aide aux devoirs, 10 éducateurs sportifs et un coordonnateur ont été recrutés grâce à ce partenariat).

Propos recueillis auprès de M. Fabrice Ribeyrolles, Conseiller d’animation sportive à la direction départementale de la cohésion sociale du Puy-De-Dôme
 
Le programme Convivial'été par la régie de quartier de Trélazé
 
 
 
 
 
Qui êtes-vous ?
La Régie de Quartiers de Trélazé intervient depuis 1997 dans les champs de l’emploi, du lien social et de la citoyenneté.

Pourquoi intervenir dans le cadre de Quartiers d’été ?
Suite au déconfinement, de nombreux besoins dans les domaines des loisirs, de l’éducation, de l’emploi, du sport ou encore du numérique, ont été révélés. L’action Convivial’été initiée par La Régie de Quartiers de Trélazé, en collaboration avec la mairie et grâce à la réunion de plusieurs associations (Léo Lagrange Ouest, Fala, Sporting de Trélazé, AJAC, ASEA et Vivre ensemble) a offert un programme riche à destination des jeunes et des familles qui ne pouvaient pas partir en vacances.
 
Qu’est-ce que Convivial’été ?
C’est un projet de village vacances prenant place dans un complexe sportif au pied des immeubles entre le 7 juillet et le 28 août. Il a été ouvert à tous les habitants du QPV et plus largement de la commune.
Le complexe de la Goducière a ainsi été aménagé comme un espace convivial où de nombreuses activités culturelles, sportives, digitales ou éducatives ont été mises en œuvre. L’ensemble de ce programme s’est inscrit dans la continuité éducative en lien avec le projet de vacances apprenantes.

Près de 520 familles soit plus de 3 400 personnes ont bénéficié de ce village vacances à Trélazé.

Pour aller plus loin :
 
Agence nationale de la cohésion
des territoires
20, avenue de Ségur
TSA 10717
75334 Paris Cedex 07
Tél. : 01 85 58 60 00
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